Histoire du moulin
Laly sera ravie de vous accueillir pour une visite du lundi au vendredi de 10h à 13h, et nocturne le jeudi soir de 17h à 21h. En attendant, laissez-vous conter l’histoire du moulin…

Caché au cœur de la ville de Saint-Cère, le moulin à huile de noix — autrefois baptisé « Les Rampeaux » — se trouve au 55 rue Croix de Lagarde, tout près du pittoresque pont d’Hercule. Ces noms évoquent à eux seuls l’âme et l’histoire locale.
Estimé à 1750, ce moulin compte parmi les plus anciens du Lot, gardien discret d’un savoir-faire ancestral.

Le bâtiment est répertorié au plan du cadastre 1830 sous la mention « pressureur d’huile ». Son propriétaire est Raymond MAZILHE (ci-dessous recensement 1841).


A partir de 1870, il demeure longtemps la propriété d’une même famille, les MENTIERES. D’abord Marcelin, puis Fernand et finalement Jeannot gèreront le moulin jusqu’en 1992.
En 39-45 le jeune Maurice Lafage est placé chez les Mentières. Il travaillera au moulin avec Jeannot et assurera sa continuité en devenant un véritable professeur en savoir-faire de la fabrication.


Pendant longtemps les imposantes meules de pierre étaient entraînées par traction animale. En 1938, les animaux furent réquisitionnés par l’armée et remplacés par l’electricité.
En 2015, le gaz de ville se substitua au feu de bois qui chauffait la purée de noix avant extraction de l’huile, permettant un meilleur contrôle de la température, une amélioration gustative et une conservation prolongée.

Jeannot Mentières

Jeannot Mentières est le dernier de sa famille à travailler le moulin. Jean Moncany l’achète en 1992 et Maurice Lafage continue à travailler avec Jean. Ils font tourner le moulin jusqu’en 2012.

En 2015, Jean-Paul Bex, passionné de patrimoine et d’anciens métiers reprend le moulin pour le restaurer. La restauration durera deux ans.

Son intervention comprend l’usinage de la pompe à eau et le réalésage de la presse hydraulique. Les courroies sont changées et les poulies alignées au laser.

Il restaure le sol composé d’anciennes dalles et de galets (la callade). Après un vaste nettoyage, le moulin est prêt.

Jean-Paul va chercher Maurice Lafage, retraité et mémoire vivante du moulin qui lui prodigue conseils et coups de main. En 2017 le moulin est à nouveau fonctionnel.


Grégory Ducoulombier, un autre passionné, les rejoint au pressoir à la Toussaint 2018

Jean-Paul et Grégory développent la production et Laly Riesenmey arrive en fin 2022. Chaque année, la Toussaint marque le début du pressage des cerneaux de noix.
La nouvelle équipe perpétue ce savoir faire artisanal tout en y apportant des nouveautés telles que les purées de Grégory et continuent l’aventure de ces passionné-e-s, grâce à qui le moulin est toujours en activité après plus de 200 ans.

Un grand merci à tous nos clients, qu’ils soient particuliers ou producteurs de noix ou de noisettes, ou simplement amoureux de produits artisanaux et de savoir-faire.
